Une escroquerie légalisée

C1-216-webUn précis sur les « paradis fiscaux » publié par Écosociété, en partenariat avec la revue Liberté, Oxfam-Québec et Échec aux paradis fiscaux, ce dernier livre d’Alain Deneault s’insère dans la campagne À l’égalité! d’Oxfam-Québec contre les paradis fiscaux.

Denise Byrnes, directrice générale d’Oxfam-Québec, en a d’ailleurs écrit la postface. « Lorsque les écoles se détériorent, qu’une clinique ferme, qu’un viaduc s’effondre, qu’un festival perd une subvention, c’est à cause des paradis fiscaux. Source d’inégalités croissantes et de pertes fiscales colossales, le recours aux paradis fiscaux par les grandes entreprises et les particuliers fortunés explique en grande partie les politiques d’austérité. « C’est légal ! », claironnent les fautifs. En cinq chapitres d’une redoutable efficacité, Alain Deneault soulève la question politique de cette escroquerie légalisée. Comment les définir, quelles sont les conséquences dramatiques de cette spoliation et comment contrer cette loi des puissants? Il est urgent de mettre fin à ce mécanisme insensé par lequel les contribuables financent les banques par le service de la dette et les services publics dont profitent les entreprises, tout en s’appauvrissant. Il faut se saisir collectivement de la question des paradis fiscaux pour que ce qui est légalisé ne le soit plus. »

Josée Blanchette, journaliste au Devoir, l’a choisi comme incontournable au Combat de livres. « Un justicier au service du bien commun, le philosophe Alain Deneault persiste et signe dans son « précis sur les paradis fiscaux » à l’heure d’une austérité/rigueur et des inégalités croissantes. Facilité par la complaisance des États de droit eux-mêmes, le principe des États extraterritoriaux délocalise secrètement le patrimoine des riches, soit la moitié des transactions internationales. Ce blanchiment « légal » fait désormais partie de la donne économique. Et voguent à la dérive les concepts de démocratie, de loi, de droit, de frontière ou de crime dans une valse du deux poids, deux mesures. Avec sa prose élégante, Deneault s’indigne et me fouette. »

 

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